Littéraires

Mon bastion pillé

Écrit par Deburak - Coralie Cadinot. Publié dans Littéraires


« Si mon unique plume était mon ultime confession elle aurait été tachée d’un mouron si grand qu’elle s’en serait retrouvée rompue pour l’éternité. Elle ne dessert donc guère mes dits péchés, elle joue simplement le rôle de prêtre dans une pièce de théâtre où mes personnages ne sont que des poupées articulées de toute part. Vous vous en serez doutés : j’écris pour soulager la conscience de mes héros, car tout héro se voit un jour confronté au paradoxe de sa bienveillance. »

Les 36 Ombres Blanches

Écrit par Chevalier. Publié dans Littéraires

 Prologue

Mayde by rain

«Personne n'aime la pluie, elle est morose et triste

mais moi je l'aime, cette averse douce qui traverse mon corps

qui perle sur mes yeux comme un synonyme de bonheur

Je ne comprend toujours pas que je sois bien la seule à penser cela »

(Lullaby, Litanie chapitre 1 1:0)

Abysse, néant, plus elle avançait plus elle sentait l'odeur cendrée du vide, du noir et du blanc qui se confondait dans le non-royaume, le royaume du rien. Aucun son, aucun bruit, il n'y avait que la mélodie du silence. Drapé de sa cape pourpre, anomalie dans ce monde monochrome, elle semblait voler vers une porte impossible, flottant dans le néant. C'était une grande porte blanche simple, une plaque tenait incroyablement au dessus de celle-ci, il y était inscrit « 42 ».

Un trou, c'est un trou

Écrit par Ambre Ribuigent. Publié dans Littéraires

Depuis la rentrée de septembre 2014, tous les lundi, nous nous sommes retrouvés en classe avec notre professeur principal ( M.DADA ) et une artiste ( Lénaïc ) afin de réaliser un projet artistique. Ce projet consistait à créer un livre numérique en rapport à la prostitution et ses stéréotypes, nommé «  Tot’s hi val ».

Nous avons d’abord commencé par les stéréotypes en général, puis plus particulièrement sur les stéréotypes de la prostitution. Nous avons également assisté à une conférence sur le livre «  Prostitution et effets frontière » de A. Harlé et S.Avarguez. Plusieurs films ont été visionnés pendant les séances comme par exemple : «  Tom Boy », «  Chaos  », nous avons réalisé aussi des dessins ainsi que des maquettes. A partir de tout ces travaux réalisés, Lénaïc a analysé nos productions et a fait notre livre numérique à partir duquel auront lieux plusieurs expositions.   

L'image que nous avons choisit représente une prostituée. Nous avons construit cette image à partir de collage afin de montrer comment ces prostituées sont perçues, surtout par les clients. Cela montre l'indifférence que porte les hommes envers ces femmes. 

La femme-canon

Écrit par Yanis Carillo. Publié dans Littéraires

Dans ce projet, qui est en fait un collage, nous avons choisi de représenter le trajet effectué par une femme de l'Est, qui va devenir prostitué en Espagne.

Pour décrire la violence de ce voyage et de ce qui les attend, nous avons chosi de représenter le moyen de transport par un canon, qui envoie une femme nue avec une autre femme nue qui attend derrière le canon.

Ce procédé métaphorique veut montrer à quel point ces femmes vont devoir vivre un calvaire, dont elles ne sortent pas toutes vivantes mais également qu'elles sont utilisées tels des objets dont on ne se soucie pas.

Nous avons ensuite collé des phrases tels que "From Romania to España" ou "De la Roumanie à l'Espagne" ainsi que des citations de Rosen Hicher, ancienne prositutué combattant pour le droit de ces femmes-objets. 

 

 

La prostitution

Écrit par Simon RICCI. Publié dans Littéraires

Il s'agit d'un moyen de louer son corps en échange d'argent.

Le corps devient donc une marchandiseet donc un produit de consommation pour le client. La prostitution reste un sujet polémique dans la plupart des sociétés dont la nôtre car on ne peut pas vraiment prendre au cas par cas.

En effet, certaines personnes se prostituent car il s'agit d'un métier qu'elles font de leur plein gré, mais d'autre se prostituent par obligation car elles sont entrées dans des réseaux qui rend accroc à la drogue ; la prostituée ainsi de partir.

Et d'autres se prostituent afin de payer leurs études ( Mes chères étude, Emmanuelle Bercot, 2009 ) . 
Mais nous pouvons dire que notre société met des moyens afin d'arrêter la prostition contrairement à d'autres qui profitent de ce système pour faire de l'argent à travers " tourisme sexuel ".

Mais au final,la prostitution reste un acte mal vu par la plupart des personnes, dû à des stéréotypes car il s'agit au final rien de plus que de la marchandisation de son corps.

Ricci Simon , le 5  janvier 2015

Poèmes libres

Écrit par Amelie Contion. Publié dans Littéraires

        Chute

-Enfant, à quoi joues-tu ?

-Et toi Adulte, à quoi joues-tu ?

-Moi ? Je ne peux jouer

-Alors moi, je ne peux jouer

-Tu es un enfant et tu joues

 Alors à quoi joues-tu ?

Quête hétérotopique

Écrit par Estelle Badie. Publié dans Littéraires

L'artiste Lénaic G. est intervenue cette année dans notre classe de première économique et sociale avec un projet visant à évoquer la prostitution transfrontalière et ses effets périphériques.

Nos deux thématiques principales étaient les stéréotypes et la prostitution.

Nous avons tout au long de l'année réalisé un "carnet de regards" dans lequel nous avons mis tous les travaux effectués c'est à dire nos écrits, dessins et collages. Chaque carnet de regards est unique car chacun a eu son interprétation personnelle.

Nous avons aussi assisté à une conférence réalisé au lycée par deux des auteures du livre à l'origine de notre projet qui est sur la prostitution dans l'espace catalan transfrontalier. Notre classe a réalisé différents exposés sur les deux thématiques.

Nous sommes allés dans la salle artistique du lycée pour réaliser des oeuvres et nous nous sommes inspirés de différents extraits de livres, de films et de vidéos. LénaicG. a établi des contacts pour que notre travail sorte du lycée.

En effet, une galerie de Céret (Lumière d'Encre) a accepté d'organiser une exposition en Juin relatant ce projet et Lénaic G. essaie d'inscrire notre projet dans un concours national.

L'objectif de notre projet était de réaliser un livre numérique qui rassemblera nos oeuvres et extraits de nos " carnet de regards ".

Autour du Joueur d'échecs de Zweig

Écrit par Super User. Publié dans Littéraires

Docteur B
Hotel Inkas
24 calle Rodicq
Buenos Aires


Buenos Aires, 1941


Mon très cher ami,
Je t’écris depuis ma chambre d’hôtel à Buenos Aires. Je viens tout juste de poser pied à terre, je n’ai pas encore rangé mes valises mais je dois te conter ma mésaventure sur le paquebot.
Mon ami, je te préviens, je risque de me perdre dans mes pensées, de dériver du chemin pour finalement atterrir dans mes plus sombres délires.
Pour bien commencer mon récit, je me dois de te parler de mon vécu de prisonnier.
Malheureusement pour moi, la Gestapo, cette chienne de police, eut connaissance de mes faits par le biais d’un de mes employé, un scélérat ! Un détestable ! Un vaniteux ! Un….je m’emporte, pardonne-moi….
Pour en revenir à mon périple, je pensais être déporté dans un camp, Dachau ou Auschwitz, mais non.
Non. Ils ont été bien plus rusés, vicieux.
Ils m’ont enfermé dans une chambre d’hôtel. Rien de plus mais beaucoup moins. Moins. Rien.
Il n’y avait rien, rien à part un lit, une table, une chaise et un lavabo. Rien.
Au fur et à mesure, je finis par devenir fou ! Je ne survivais plus que par les échecs grâce au manuel, dérobé à un officier. Je devins fou.
Je sentais mon cerveau, qui était sain et intelligent, se réduire en un tas de graisse, incapable de quoi que ce soit sauf jouer aux échecs.
Deux parties bien distinctes se formèrent dans ma tête : les pions noirs et les pions blancs.
Bonjour. Non. Bonsoir. Non. Bon appétit ? Non plus. Je ne connaissais plus la mesure du temps. Le jour et la nuit m’étaient inconnus. Peu importe. Je devais jouer aux échecs.
Un matin, je me réveillais sur un lit d’hôpital. D’après le médecin, j’avais eu une effroyable crise de nerfs qui me mena à la mutilation. Il me laissa partir et je transitais par New-York pour arriver à Buenos Aires.
C’est maintenant, mon cher, que ça commence.
Alors que je me promenais sur le pont-promenade, un livre à la main, je passais près du fumoir et vis un rassemblement de bons hommes autour d’un échiquier. Ils semblaient jouer contre un seul homme. Un seul. Selon mes impressions, cet homme était vide, vide comme un vase, élégant et raffiné de l’extérieur mais extrêmement creux et sans intérêts à l’intérieur.
J’entrais donc dans le fumoir et vis un homme, un cigare planté dans la bouche, jouant un coup qui le mènerait à la défaite en quatre ou cinq mouvements adverses. Je lui suggérais alors une démarche plus stratégique et pris la partie en main. En trois coups je fus victorieux. Je me rendis compte de mon manque de politesse en m’étant imposé ainsi dans leur réflexion commune. Je sortis sur le pont et décidais de continuer ma lecture, bien entamée.
Là, arriva un homme, beau, qui parlait avec la verve d’un journaliste.